La modification d’un élément essentiel du contrat de travail
Il s’agit des modifications qui touchent un ou des éléments essentiels du contrat de travail et, en premier lieu, la qualification, la rémunération et la durée du travail, et qui sont refusées par le salarié.
Lorsqu’au moins 10 salariés ont refusé la modification d’un élément essentiel de leur contrat de travail proposée par leur employeur pour un motif économique et que leur licenciement est envisagé, celui-ci est soumis aux dispositions applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique (obligation pour l’employeur d’élaborer un plan de sauvegarde de l'emploi.
En cas de litige sur le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l’employeur à l’appui du licenciement, le juge se détermine au vu des éléments fournis par les parties, après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles. Si un doute subsiste, il profite au salarié.
La procédure de licenciement pour motif économique varie selon le nombre de salariés concernés.
D’une façon générale et à l’exception des licenciements économiques de plus de 10 salariés sur une période de 30 jours, la loi impose à l’employeur le respect de règles de procédure particulière : consultation des représentants du personnel, ordre des licenciements, entretien préalable, mention particulière dans la lettre de licenciement etc.
L’employeur doit également, préalablement au licenciement, chercher à reclasser les salariés dont le licenciement est envisagé.
La violation des règles prévues par le Code du travail et la convention collective applicables est susceptible de permettre au salarié de percevoir différents dommages et intérêts dans le cadre d’une procédure devant le Conseil de prud’hommes.