Avocat Licenciement économique

Licenciement Économique

Un licenciement économique est souvent perçu comme incontestable. C'est faux. Dans de nombreux cas, il peut être remis en cause avec succès.

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Le licenciement économique est un licenciement prononcé pour un motif non inhérent à la personne du salarié, résultant d’une suppression ou transformation d’emploi, ou d’une modification refusée d’un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques, des mutations technologiques, une réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, ou une cessation d’activité. Chacun de ces motifs obéit à des conditions précises que votre employeur doit respecter et démontrer.

Les causes de licenciements économiques

Les licenciements économiques couverts par le cabinet

La violation des règles applicables à la procédure de licenciement peut permettre au salarié d’obtenir des dommages et intérêts plus ou moins importants en fonction des règles qui n’ont pas été respectées.

Les étapes de la procédure de licenciement

Comment se déroule la procédure de licenciement économique ?

Prenez rendez-vous
01

La définition de l’ordre des licenciements

  • Afin de déterminer les salariés susceptibles d’être licenciés, l’employeur doit tenir compte des critères prévus par la convention collective ou, au moins, par le Code du travail.
02

La convocation à un entretien préalable

  • Le salarié est convoqué par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge.
  • Cette lettre précise l’objet de l’entretien et la possibilité, pour le salarié, d’être assisté par une personne de son choix appartenant à l’entreprise , si l’entreprise est dépourvue de représentants du personnel (délégués du personnel, membres du comité d’entreprise ou d’établissement, délégués syndicaux), soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, soit par un conseiller du salarié. Dans ce dernier cas, la lettre précise également les adresses des services auprès desquels consulter la liste de ces conseillers.
  • La liste des conseillers du salarié est disponible auprès de la mairie, de la DIRECCTE ou de l’inspection du travail.
03

L’entretien

  • Il ne peut avoir lieu moins de 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
  • Au cours de l’entretien, le salarié peut être assisté par une personne de son choix appartenant à l’entreprise. Lorsqu’il n’y a pas d’institutions représentatives du personnel dans l’entreprise, le salarié peut se faire assister soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, soit par un conseiller du salarié.
  • L’employeur explique le motif du licenciement et les critères retenus.
  • Si l’entreprise est soumise à l’obligation de proposer un congé de reclassement, informer le salarié des conditions de mise en œuvre de ce congé de reclassement ;
  • Si l’entreprise est soumise à l’obligation de proposer une convention de reclassement personnalisé, remettre au salarié, contre récépissé, le document écrit d’information sur cette convention de reclassement personnalisé (sur tous ces points, voir la Convention de reclassement personnalisé
04

La lettre de licenciement

  • Les motifs économiques ou de changements technologiques invoqués à l’appui du licenciement. L’énoncé des motifs doit être précis : la simple référence à la conjoncture économique, à un licenciement collectif pour motif économique, à une suppression de poste ne suffit pas. 
L’absence d’énonciation du motif économique précis dans la lettre de licenciement équivaut à une absence de motif, donc à un licenciement sans cause réelle et sérieuse
  • La proposition du congé de reclassement si l’entreprise est soumise à l’obligation de proposer un tel congé aux salariés licenciés pour motif économique.
  • L’existence d’une priorité de réembauche d’une durée d’un an à compter de la rupture du contrat si le salarié manifeste son désir d’en user, par écrit, dans un délai d’un an à compter de la rupture du contrat (c’est-à-dire à la fin du préavis).
05

La notification du licenciement

  • L’employeur envoie la lettre de licenciement en recommandé avec avis de réception. L’envoi ne peut avoir lieu moins de 7 jours ouvrables à compter de la date pour laquelle le salarié a été convoqué à un entretien préalable.
  • La date de la rupture du contrat est celle de la fin du préavis, qu’il soit ou non effectué.
  • Dans la lettre de licenciement, l’employeur informe le salarié, s’il y a lieu, de ses droits en matière de droit individuel à la formation (DIF).
  • Enfin, l’employeur doit informer par écrit le Directeur régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) des licenciements prononcés, dans les 8 jours qui suivent l’envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés. Cette information doit comporter les mentions figurant à l’article D. 1233-3 du Code du travail
  • Lorsque le licenciement touche un salarié protégé (délégué du personnel, membre du comité d’entreprise, délégué syndical etc.), l’employeur doit en outre obtenir une autorisation de l’inspection du travail.

Les sanctions encourues par l'employeur

Les sanctions en cas de violation des règles par votre employeur

Sanctions de la violation des règles relatives à la procédure de licenciement


La violation des règles applicables à la procédure de licenciement peut permettre au salarié d’obtenir des dommages et intérêts plus ou moins importants en fonction des règles qui n’ont pas été respectées.

Il convient pour cela que le salarié, ou son Avocat, saisisse le Conseil de prud’hommes compétent.

Sanctions de la violation des règles relatives à la procédure de licenciement


La violation des règles applicables à la procédure de licenciement peut permettre au salarié d’obtenir des dommages et intérêts plus ou moins importants en fonction des règles qui n’ont pas été respectées.

Il convient pour cela que le salarié, ou son Avocat, saisisse le Conseil de prud’hommes compétent. En tout état de cause, l'inspection du travail peut également fournir de précieuses informations.

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Présentation du cabinet

Maître YANAT — Avocat à Bobigny

Maître YANAT défend des salariés de tous statuts : ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres et cadres dirigeants, quel que soit leur niveau de rémunération et quel que soit le secteur d'activité de l'entreprise.

Maître YANAT est avocat inscrit au Barreau de Seine-Saint-Denis. Son cabinet est établi au 21 rue de Carency à Bobigny, à quelques minutes à pied du Conseil de Prud'hommes de Bobigny et du Tribunal judiciaire. Cette proximité géographique n'est pas un hasard : elle traduit un ancrage profond dans le tissu économique et social du 93, un département où les litiges du travail sont nombreux et où les salariés ont souvent besoin d'un avocat accessible, réactif et combatif.

Son approche est pragmatique : analyser rapidement les points forts et les failles de votre dossier, identifier les manquements de l'employeur à ses obligations légales et conventionnelles, puis construire avec vous la stratégie la plus adaptée — négociation amiable ou procédure contentieuse. Dynamique et combatif, Maître YANAT vous tient informé à chaque étape de la procédure et ne vous laisse jamais seul face à votre ancien employeur.

Ancrage profond dans le tissu économique et social du 93
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Approche pragmatique Analyse rapide des points forts et des failles de votre dossier

Vos droits

Vos droits en cas de licenciement économique

Indemnité légale ou conventionnelle de licenciement

La plus favorable entre l’indemnité légale et celle prévue par votre convention collective s’applique. Elle est calculée sur la base de votre ancienneté et de votre salaire de référence.

Indemnité compensatrice de préavis et congés payés

Vous avez droit au paiement du préavis (sauf dispense assortie du versement de l’indemnité correspondante) et de vos congés payés acquis non pris.

Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)

Proposé obligatoirement dans les entreprises de moins de 1 000 salariés, le CSP offre une indemnisation majorée et un accompagnement renforcé. Attention : son acceptation a des conséquences — consultez avant de signer.

Priorité de réembauche

Pendant 1 an suivant votre départ, vous êtes prioritaire pour tout poste disponible correspondant à vos compétences. Cette priorité doit être expressément mentionnée dans votre lettre de licenciement.